Venez nous rejoindre pour randonner en toutes saisons dans nos belles Pyrénées (Pyrénées-Orientales, Aude, Ariège, Catalogne...)
Deux niveaux sont proposés :
Avec l’hiver revient le temps des visites des petits coins de montagne, sauvages, et accueillants. S’ils sont préservés, c’est aussi en raison de la rudesse de leur climat, dont nous avons eu à subir les conséquences, mais qui autorise les raquettes à des altitudes basses. Pour changer, c’est le Pic de Serembarre qui sera notre objectif, mais il a aussi tous les atouts qui garantissent une belle randonnée, avec des paysages et un relief variés, ainsi que de larges crêtes dégagées. La veillée, au gîte de Comus, haut lieu des Pyrénées audoises, appréciés des amoureux de l’authenticité, sera l’occasion de passer une bonne soirée au cœur du Pays de Sault.
Il semble que la voie vraisemblablement romaine qui assurait la liaison entre la plaine et le Conflent ait joué un rôle important dans l’implantation de noyaux d’habitation. Bernard Alart précise qu’aux IXe et Xe siècles, la route est appelée « strata francisca », puis strata conflentana au XIe s, et au XIIe s « strata » ou encore « via regia » ou « cami real ».Cette route paraît avoir été abandonnée dès la fin du XIIIe s ; le cadastre actuel a cependant conservé le souvenir sous le nom de « cami de l’Estrada ». C’est auprès de cette route que fut construit le « castrum de Tarraça » sans doute une de ces tours rudimentaires qui se sont élevés un peu partout à l’époque carolingienne : vers 864 il est question d’une vigne ayant pour confronts la « strata » et le « castro Tarraça ».
Ce toponyme a subsisté jusqu’au XVIIe s mais son castrum n’apparaît plus dans les actes si ce n’est la Tour dit de Rigarda, mentionnée en 1349 qui l’a remplacé et qui a laissé son nom (le Camp de la Torre) à la partie supérieure de la colline ouest contre laquelle le village actuel est adossé...
Le sentier des cabanes que nous allons emprunter vous fera découvrir un aspect méconnu du paysage et du passé conflentois. Car les cabanes de Catllar (Catllà) ne sont pas des orris -abris traditionnels des bergers catalans- mais des cabanes de vignerons destinées à les protéger de l’orage.Les « Amics de Catllà » ont magnifiquement restauré ces vestiges, témoins d’une architecture rurale qui a généré aux XVIIIe et XIXe siècles des bâtisseurs spécialisés.
L’histoire écrite de Catllà remonte au Xe siècle. C’est à partir de 948 qu’il est fait mention d’une donation par un certain Bernat à l’abbaye de Cuixà, de l’église St André de la « villa de Catllà » avec sa « cella ». Cette cella dont il est question serait l’église Sainte Marie de Riquer, ce terme évoquant un bâtiment monastique. Cette possession de Cuixà de la « villa de Catllà » avec St André et Ste Marie est confirmée en 968 par un privilège du pape Jean XIII et le demeurera jusqu’à la Révolution...
Une tour de guet oubliée.
Ici, point de foule, mais un versant gorgé de soleil où les pins sont plus rares que les grosses pierres de granit ; des vallons aussi,des petites combes et de vastes « ras » d’altitude ; enfin,une tour de guet ,oubliée de chacun ou presque : Le Punxo.
A nos pieds, les profondes entailles du Quérol, du Campcardos et de Font Viva , face à nous les sentinelles de l’Envalira, de la Haute-Ariège et du Puymorens...
Véritable barrière rocheuse formant l’amphithéâtre naturel de Quillan et Ginoles, le rebord du plateau de Sault offre une succession de forêts contrastées, mêlant essences méditerranéennes et montagnardes.
Les belvédères de Pech Tignous et de la Mousquières donnent la mesure du chemin parcouru et apportent un cadre pittoresque à cette longue évasion forestière.